Une nouvelle ère débute pour l'agent secret le plus célèbre du monde. Dans quelques jours, le monde entier mettra enfin la main sur 007 First Light d'IO Interactive. D'ici-là, on se remémore avec nostalgie la place de James Bond dans le secteur du jeu vidéo. Plusieurs jeux mémorables ont vu le jour dans les années 2000 et garde une place de choix dans le cœur des fans. Pour autant, l'un des développeurs et producteurs de l'époque ne peut pas s'empêcher de se dire que sa saga aurait pu tellement gagner en qualité.

James Bond aurait dû couper l'herbe sous le pied au justicier masqué

Plus de 20 ans après, Chuck Beaver a quelques regrets. Véritable vétéran passé par Electronic Arts, Sledgehammer ou encore Riot Games, il a été le producteur de plusieurs jeux James Bond sortis au début des années 2000 : Nightfire, Quitte ou Double et Bons baisers de Russie. Des jeux qui n'ont pas la notoriété du cultissime GoldenEye, mais presque. Pourtant, le développeur ne peut pas s'empêcher de penser qu'ils ont loupé quelque chose.

Chuck Beaver se souvient comment, avec Electronic Arts à l'époque, ils ont cédé la licence James Bond à Activision après la sortie de Bons baisers de Russie. À ce moment-là, il avait déjà quelques regrets, confiant en interview qu'ils auraient « adoré la perfectionner ». Mais qu'est-ce qui manquait alors ? La réponse a été vite trouvée avec la sortie d'un jeu qui reste encore un modèle en 2026.

Juste après Bons baisers de Russie, Rocksteady marquait un tournant dans son histoire en sortant Batman Arkham Asylum. Le jeu a marqué son temps avec un système de combat encore utilisé aujourd'hui, entre les récents Marvel's Spider-Man ou le prochain LEGO Batman. Plus que cela, il alliait des mécaniques d'infiltration et laissaient une vraie liberté d'action aux joueuses et joueurs. Beaver se souvient qu'il était impressionné alors :

C’est exactement ce qu’on aurait dû faire pour ce [James Bond]. C’était vraiment génial, comme si Batman était Bond avec une cape et une cagoule. C’était vraiment cool de voir comment ils ont saisi l’essence même de ça.

Chuck Beaver pour FRVR.

Avec le recul, Beaver est tout de même content de la « liberté créative » qui a été laissée aux équipes de développement dans l'adaptation des différents longs-métrages. Mais c'était « un véritable défi » de partir du scénario pour en faire quelque chose de ludique. Pour lui, « les films James Bond ne se prêtent pas toujours bien aux missions solo, car beaucoup de choses se passent de manière très subtile ». Nous verrons le 27 mai prochain si IO Interactive, avec son histoire originale, aura su tirer les leçons des anciens jeux pour 007 First Light.

Source : FRVR.